La Liberte – Le Coin des Dames

A Message on Marriage -Français

Aout 16, 1915 – Français

Je lisais il y a quelques temps au journal “The Guide” une lettre ouverte d’une épouse eu larmes, racontant les chagrins, les déboires qu’elle a rencontrés sur son chemin qu’elle a pris “mari”.

Et pour mieux peindre son état d’âme, elle signe “Désespérée”… “Pauvre âme”, que je la plains surtout si elle ne professe pas notre foi !!!

Quel langage lui tenir, si elle ne sait pas, comme nous “chrétiennes”, que plus ou souffre un mérite !!

N’a-t-elle pas place trop haut ses prétentions ?

N’a-t-elle pas trop attendu de la vie ? Enfin que je sais-je, s’il y a excès de susceptibilité, ou encore, l’épiderme trop sensible a le moindre piqueur d’épingles.

Le mariage étant le lot du plus grand nombre, fait bien de mécontents.

Volontiers, la jeunesse voit toute en rose, lorsque cet état apparait comme l’entrée mystérieuses d’un palais enchanteur : un ciel sans nuages, des front toujours sereins, une paix et un contente harmonieuse comme des chordes d’une lyre : voilà un rêve de vingt ans !

Hier est passe, et aujourd’hui?

La désillusion et le squelette do nos rêves, a dit avec raison “quelqu’un”. Le désenchantement vient donc la comparaison de nos impressions, de nos espérances “d’hier” avec nos mécomptes et des déceptions aujourd’hui.

La jeunesse prise plus ces choses que le “mariage” et gros des devoirs, de responsabilité et redoutable dangers. Mais d’une mère sérieuse la jeune fille trouver les lumières indispensables à son inexpérience. La route sera longue, la chaine lourde pour “elle” qui une fois engagée, reconnaitra s’être trompée de chemin !!  Le “noviciat” n’existant pas pour cette vocation, on ne peut ni sortir ni revenir sur ses pas.

Si, comme je le pense, vous tenez à la vie, regardez bien le “pilote”, qui se propose à la barre, avant de monter sur la nacelle, qui vous portera pendant toute votre vie, sur une mer parfois grosse de tourmentes et de tempêtes. …. “Choisissez de préférence le “compagnon” au caractère droit, à l’esprit conciliant, aux gouts simples, a l’amour du devoir en tout et partout”. Je ne dirai pas de chercher une perfection, car ça ne se voit pas, il y aura encore assez de defaults avec lesquels il faut compter, même chez les hommes les plus austères.

Que le qualités solides et durables ne soient jamais sacrifices à la belle tournure, au joli “minois”.

Jamais, au grand jamais, de ces mariages aux compassions, de piété, et de soi-disant apostolat.

De grâce, que le “préféré” partage vos croyances religieuses, et que dans l’occasion, il sache les afficher hautement. Illusion ! Témérité d’entreprendre à faire la sœur de charité. Dans l’exaltation de l’amour, ces sacrifices ne vous font pas d’aujourd’hui… mais demain…demain ou en serez-vous avec votre conversion ?

On objectera pour vous parler avec compétence du “mariage” il faut être bien en connaissance de cause : a ceci je répondrai : “depuis nombres d’années je suis cette confrérie., ce qui me vaut un titre a la confiance des jeunes, tout en faisait mienne d’une parole d’un sage”.

“Si Dieu vous envoie l’amour personnifie dans le “Price Charmant”, bénissez-le !!… S’il vous en prive, bénissez –le deux fois, et même d’avantage.”

Françoise des Bois

A Message on Marriage – English

La Liberte -Le Coin des Dames

August 16, 1915

Some time ago, I read an open letter in the newspaper “The Guide”. It was written by a wife who was clearly heartbroken. She talked about all the pain and obstacles she faced trying to be a “wife,” and to really show how she felt, she signed the letter “Desperate.”

Poor woman, I truly feel for her, especially if she doesn’t share our faith. Because honestly, how could you explain things to her if she doesn’t know, like we Christians do, that suffering has meaning?

Maybe she expected too much. Maybe she asked too much of life. Or maybe she’s just extremely sensitive, and every little prick feels like a deep wound. Marriage, which is the fate of most people, ends up leaving many dissatisfied.

When we’re young, we see everything through rose-colored glasses. Marriage looks like the entrance to a magical palace: clear skies, calm faces, perfect peace, harmony like music….that’s the dream at twenty.

But yesterday is gone. And today?

Today is disillusionment, the bare bones of our dreams, as someone once put it.

That disappointment comes from comparing what we hoped for yesterday with what we actually face today. Youth often rushes into marriage without fully grasping the weight of responsibility, duty, and the very real risks that come with it. That’s why a serious, thoughtful mother is so important — she can offer guidance that a young girl simply doesn’t yet have.

The road is long. The chain can feel heavy. And once you’re committed, there’s no trial period, no easy way out, no turning back if you realize you chose wrong.

So if you value your life, look very carefully at the “pilot” before you let him take the wheel. This is the person who’ll carry you through the rest of your life, across seas that are often rough and stormy. Choose someone with strong character, a calm and reasonable spirit, simple tastes, and a deep sense of duty. Don’t look for perfection, it doesn’t exist because even the most serious men come with plenty of flaws.

Never sacrifice solid, lasting qualities for good looks or a pretty face. And never, ever marry out of pity, misplaced devotion, or some so-called sense of religious mission.

Please, let the man you choose share your beliefs and be willing to live them openly. Thinking you can “convert” him later is an illusion. Love can make sacrifices feel easy today, but tomorrow? Tomorrow is another story. Where will you be then, with all your hopes of change?

Some may say that to speak about marriage, one must have lived it. To that I say: for many years I’ve observed this world closely, earned the trust of the young, and taken to heart the words of a wise man:

“If God sends you love in the form of your Prince Charming, bless Him.

If He withholds it, bless Him twice and even more.”

Françoise des Bois

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